La rentrée ? Et après ? ou Comment rendre vos enfants plus autonomes ?

Ça y est ! Septembre a bien débuté !

Vous êtes comme moi… les premières semaines d’écoles, de collège se sont écoulées…

Passée la précipitation des dernières courses scolaires, des nouveaux noms d’enseignants à retenir et du rangement des cahiers et livres dans la chambre, vous êtes un peu plus au calme. Les enfants ont repris leur rythme et vous sollicitent un peu moins.

Enfin, ils vous sollicitent un peu moins…tout dépend de leur autonomie !

Car l’autonomie ce n’est pas soit « Débrouille toi tout seul ! Laisse-moi tranquille ! » ou « Oh attends mon cœur, je vais le faire pour toi ! Laisse-moi faire à ta place ! ». Voici deux remarques extrêmes pour vous faire réagir volontairement ! J’aimerai que vous preniez conscience que l’autonomie est une compétence importante pour les enfants, pour se construire comme adulte responsable ! Et nous parents, nous pouvons les accompagner dans ce sens ! Tout le monde en sera gagnant !

Alors comment les rendre autonomes vous allez me dire ?

Et bien cela commence effectivement par notre façon de faire : une remise en question de ce que l’on fait pour eux. De notre façon de les intégrer petit à petit dans les actions mais aussi dans les décisions ! Les décisions qui les concernent d’abord !

Et on va commencer par un exemple concret : le rangement de la chambre !

Ce territoire est exclusivement réservé à votre enfant n’est-ce pas ? Mais pour autant on y pose souvent des exigences personnelles ! Et oui ! On y met bien notre grain de sel dans cette chambre, non ? Décoration, organisation des meubles, rangement…

Le fondement de la réussite d’une autonomie positive c’est que l’enfant touche du doigt les conséquences de ses actes ! Surtout s’ils sont minimes ! Oui le redoublement ou pas de cadeau de Noel ça sera pour plus tard 😉. Or dans le rangement de la chambre, les conséquences viennent très vite :

- Ne pas retrouver ses affaires

- Abîmer ses affaires en marchant dessus

- Ne pas pouvoir inviter ses amis dans ce désordre

- Agacement des parents et/ou du colocataire 😊



C’est une expérience que j’ai menée avec mes filles qui partagent la même chambre mais en ayant un espace dédié bien précis. Le rangement était une exigence que je leur imposais et qui mettait une mauvaise ambiance, à coup de sanctions et autres privations.

Ces dernières années, ayant souhaité évoluer vers une parentalité plus responsable et positive, j’ai choisi de les responsabiliser dans le rangement de leur espace ! Et c’est d’autant plus difficile que j’ai beaucoup cherché à m’améliorer moi-même ces dernières années dans ce domaine et que j’aurai plutôt envie de leur donner des conseils et de les guider. Le lâcher-prise est chaque jour un défi !

Dans le domaine du rangement de ses propres affaires, on touche alors un point important : la motivation ! Et oui, après tout pourquoi ranger sa chambre ? Je vais lister quelques raisons possibles en deux catégories :

La première :

- Faire plaisir à Papa et Maman en rangeant

- Pouvoir inviter ses amis

- Ne pas être puni

- Ne pas être critiqué de « bordélique »

La seconde :

- Retrouver ses affaires quand on en a besoin

- Être dans un environnement qui nous plait

- Se sentir bien

Je vous fais remarquer que dans la seconde catégorie, cela peut se faire sans ranger sa chambre ! Non ce n’est pas un piège mais vraiment regardez :

- Retrouver ses affaires quand on en a besoin : on a tous entendu cette remarque « Moi je m’y retrouve »

- Être dans un environnement qui nous plait : partisan du moindre effort c’est ce qui compte

- Se sentir bien : là encore moins d’effort c’est le top

Tout ça ne suppose pas, à priori, que la chambre soit rangée ! Beaucoup de personnes n’ont pas besoin d’avoir un environnement rangé pour se sentir bien, ni pour retrouver ses affaires… tout est une question de point de vue !

Donc le point de départ de l’autonomie d’un enfant est de savoir ce qui lui correspond à LUI ! (ou ELLE bien sûr ! 😉)

Car il n’y a aucune meilleure motivation que celle qui vient de l’enfant lui-même ! Pas du regard des parents ni des amis, pas de la reconnaissance extérieure ! Non, la meilleure motivation est la motivation dite intrinsèque, venant de l’enfant lui-même : pour se sentir bien tout simplement ! Sans le jugement extérieur ! Le bien-être scolaire passe par là aussi !

Accompagner son enfant dans cette pratique, progressivement, lui permettra de se positionner plus tard en adulte responsable avant tout de son bien-être ! Laissant de coté les jugements, préjugés et autres avis extérieurs !

La chambre en bazar, premier défi de parents vers une autonomie positive des enfants !

Ceci étant dit…l’objectif n’est pas de laisser son enfant dans le désarroi s’il ne sait pas comment s’y prendre et que cela ne lui correspond pas !

Je vous rassure tout de suite ! L’idée n’est bien sûr pas de mettre en échec systématiquement les enfants et de rentrer dans un cercle vicieux sans fin !

Voici les étapes que je vous conseille de suivre avec votre enfant, à adapter aussi à chaque enfant :

- De prendre sur vous pour accepter le désordre : vous pouvez vous fixer un délai pour faire cette expérience afin de vous rassurer

- D’informer votre enfant de cette expérience et d’être à son écoute

- De Précisez bien que vous rester disponible s’il a besoin de conseils et de méthode pour son organisation, vous pouvez déléguer aussi à quelqu’un qui s’y connait mieux dans votre entourage si besoin


Ayez confiance en votre enfant pour savoir ce qui lui convient peu importe son âge ! En restant en toute sécurité bien entendu 😉 !

Accompagner son enfant n’est pas faire pour lui, se substituer à lui mais bien être présent quand il en a besoin ! Comme une béquille provisoire pour dépasser ses propres limites. Et n’oubliez pas que l’autonomie est une valeur gagnant-gagnant ! Votre enfant se débrouille seul et vous sollicite moins ce qui vous laisse plus de temps libre ! Et si vous vivez mal ce temps libre ça c’est une autre histoire…peut être dans un autre article 😉 !

Dernier conseil, et je ne le dirais jamais assez, choisissez d’être un témoin plutôt qu’un validateur. Je m’explique. Afin d’expérimenter au mieux ce qui lui convient, votre enfant doit ressentir lui-même, sans avis extérieur. Ainsi les remarques du genre « Oui c’est bien » ; « C’est très beau » positives ou négatives « Non ce n’est pas comme ça » ; « Ce n’est pas très beau » ne donnent que votre avis personnel (même s’il est partagé par beaucoup d’autres personnes). Je vous propose une alternative plus responsable pour votre enfant et très simple à retenir : « Est-ce que ça te plait ainsi ? »

Et il se peut que votre enfant, par habitude, insiste pour avoir votre avis à vous… maintenez votre question « Recherche au fond de toi si ça te plait ainsi et si tu as fait le mieux pour toi ? » et il apprendra à se détacher des jugements extérieurs !

Belle expérimentation et n’hésitez pas à :

- Commentez de votre expérience personnelle

- Posez vos questions, j’y répondrai ici ou en privé selon votre envie

- Partagez cet article à des personnes que cela pourrait aider

- Rejoindre ma communauté Facebook dans le groupe « Prêt.e à Apprendre »

A très vite !



Tous droits réservés - Mise à jour: Janvier 2021 - SIRET 79902845100026

Coaching Bien-être scolaire

contact@carolinecharpentier.fr

07.78.90.77.52

Monéteau - Bessy sur Cure - partout en ligne